Azzo : « Music is the greatest story ever told »

Azzo : « Music is the greatest story ever told » 1

 

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Nous rejoignons Alexis Azzo dans une brasserie montpelliéraine à l’occasion de la sortie de son nouvel Album « Creature ». Nous aimerions en savoir plus sur cette création, ses inspirations, sur lui et ses avis sur la scène underground.  

 

MontpelYeah : On s’était croisé lors d’une Bohemian party sur d’Ibiza, il y a presque 20 ans ! Tu habitais Londres, tu étais en partance pour New-York, le jeune Dj Montpelliérain en pleine ascension, un des premiers au début des années 1990 à s’exporter !!! etc etc…

Alexis Azzo : Wow, ma jeunesse et les prémices de la musique électronique !  Toute une histoire, des souvenirs, des voyages, pour résumer… (rire) je suis revenu sur Montpellier il y a 10 ans !

Depuis, c’était silence radio !? … Comme une impression que tu avais disparu de la scène électro ? 

Alexis Azzo : Oui, paternité oblige, j’ai mis ma carrière en standby, j’avais trouvé le temps de sortir un album en 2012 entre deux couches !, mais pas de reprendre la route des clubs, festivals, rave party etc…

Un retour aux platines alors ?

Alexis Azzo : Oui, mais différemment, le mouvement de la musique électronique à beaucoup changé, il s’est démocratisé, à vrai dire, le mix avec la fin du vinyle ne m’excitait plus trop, même si, il faut vivre avec son temps, j’ai eu du mal avec le passage au digital. Le Turntablism est une passion avant tout et ca me manquait, alors oui, de retour, ou plutôt j’ai retrouvé l’envie d’écrire une suite ! Différente, je mélange platines, machines, synthé, boites à rythme, etc…

Cet album sonne intemporel, les limites fluctuent et jouent avec l’auditeur, un vrai mélange d’ancien et de nouveau ?

Alexis Azzo : Tu veux un scoop ?!!, il y a deux titres dessus (Cataplexis et Postliminio Mortis) sortis en 1993, uniquement en white label (100 ex), cela me tenait à cœur de les ressortir, ce sont mes deux premiers morceaux, composées à Londres avec des moyens matériels et des conditions d’un autre monde, comme les soirées de l’époque !!! (rire)

Du coup, j’en déduis un peu de nostalgie ?

Alexis Azzo : Non, je n’ai pas l’âge encore ! Mais se sont mes deux morceaux préférés, ceux qui me représentent le plus, et surtout ceux qui me rappellent des souvenirs magnifiques,  d’une jeunesse insouciante.

Que penses-tu du milieu de la scène électronique, des clubs, du son de notre époque ?
Alexis Azzo : J’aime la musique électronique autant que je la déteste !!!

Les titres de ton nouvel EP sont nommés bizarrement, c’est un peu énigmatique ? (rires)

Alexis Azzo : J’ai un faible pour le latin…

Pour l’aspect visuel, si je me concentre sur la pochette, on est clairement dans l’eau ?

Alexis Azzo : J’adore cette photo, le soleil, l’eau et une créature des Océans, j’ai une passion pour les fonds marins et leurs habitants, d’ailleurs, les bénéfices de cet album sont pour une association ayant pour objet, la conservation du littoral méditerranéen.

 

Tes nouvelles pistes voient une fois de plus le jour sur le label Sun Génération Records ! C’est une grande fidélité ?

Alexis Azzo : Je mixe avec et pour eux depuis 1993, une longue histoire d’amour !

On parle d’underground et uniquement. Tu n’évoques jamais tes réalisations pour les grandes marques commerciales Sony Music, Bvlgari ? C’est de la timidité ou un passé mal assumé ?

Alexis Azzo : Les deux ! La vie New-Yorkaise est chère, c’était alimentaire ! (rire), j’avais un deal avec mon ancien agent, je produisais des tracks et je bénéficiais de bookings dans des clubs, festival, defilés, pour des pubs etc, l’exploitation de l’industrie musicale est à l’image du monde de la nuit.

Es tu es toujours en contact avec ces marques ?

Alexis Azzo : Oui, comme avec tout le monde, je reprends contact au fur et à mesure avec certains, des projets vont surement voir le jour rapidement. Mais pour moi, l’essentiel est surtout de faire des choses qui me rendent heureux : faire danser les gens, passer un moment avec eux, leur faire écouter des morceaux qui leurs rappelleront un moment précis de leur vie, comme une photo est la capture d’un instant T. Chacun de mes albums est une partie de moi, une période de ma vie. Music is the greatest story ever told!!!

Merci Mr Azzo !!!


CREATURE • Alexis AZZO

Disponible en téléchargement ICI

Sortie numéro #114 Du catalogue Sun Generation le 19 février sur : Beatport , Itunes , Juno . Apple Music , Deezer , Napster , Spotify … et plus 200 digital music markets online

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Alexis Azzo

Le DJ français Underground a bâti sa réputation internationale sur sa capacité à créer un style personnel très caractéristique, qui identifie de manière créative chacun de ses sets, où la qualité musicale est le dénominateur commun et où la musique est la meilleure histoire jamais racontée.

L’histoire d’Alexis commence en 1992, quand il décide d’acheter des platines Technics et commence à mixer….

Ses influences et inspirations viennent de la musique Funk des années 70 à NYC, du son ItaloDisco et du son de l’électronique progressive 80/90.

C’est peut-être un des premiers artistes de la scène française à étendre ses performances dans le monde entier et continue de le faire.

Il a produit un large éventail de disques et surtout des singles de 12″ en White Label au début du mouvement électronique français et a joué, pour une myriade de publics, aux 4 coins du globe et dans tous les grands lieux de nuit que l’on peut citer : les premières raves et fêtes illégales du sud de la France avec les Pingouins et Borealis les soirées du NYC Acid House, les fameuses fêtes secrètes de plage et villa à Ibiza, les parties sauvages et bohémiennes de Londres, la fête au Chianti,…

Azzo pousse constamment les les formes de la créativité sonore en mouvement et en production ; il ne s’arrête jamais et reste l’un des DJ’s méditerranéens les plus respectés et sans doute l’une des stars underground les plus brillantes de la scène sud européenne.