La bande dessinée de Fabcaro a été vendue à 300 000 exemplaires depuis sa sortie en 2015 et son adaptation au cinéma débarque cette semaine au Diagonal avec Jean-Paul Rouve dans le rôle-titre.

Comment ne pas succomber au charme de « Zaï Zaï Zaï Zaï » ?
À la première lecture de cette bande dessinée de Fabrice Caro, dit « Fabcaro », on est saisi par l’humour ravageur et absurde (pas tant que ça) de ces quelques 66 planches. Cette farce en forme de road-trip est l’occasion pour l’auteur de tacler tout le monde:
les policiers, les ados, les artistes bien pensants, les théoriciens du complot et, en très bonne place : les médias. En plein état d’urgence et paranoïa ambiante c’est tout à fait salutaire. L’histoire est burlesque, avec une seconde lecture politique et sociale très puissante.

Alors certes, le ton du film peut dérouter mais, pour peu qu’on accepte de se laisser emporter dans cet univers foldingue, on ne peut que prendre un énorme plaisir à la cavale de ce faux coupable traqué. « C’est très proche de l’humour qu’on pratiquait avec les Robins des Bois, précise Jean-Paul Rouve. Il y a moins de comédies de ce type aujourd’hui, ce qui nous a donné envie d’en repasser une couche. » L’acceptation de ce héros qui subit des choses épouvantables sans se révolter est une inépuisable source d’éclats de rire, notamment quand il donne des cours de comédie au vigile qui l’a arrêté.

« Avant de jouer dans le film, je ne voyais pas comment on pouvait porter Zaï Zaï Zaï Zaï à l’écran, se souvient Jean-Paul Rouve. François Desagnat y est pourtant parvenu tout en retrouvant l’esprit de la bande dessinée. Il m’a bluffé. » Avouons-le, nous aussi !

En résumé :

Fabrice, acteur de comédie, réalise qu’il n’a pas sa carte de fidélité alors qu’il fait ses courses. Malgré la menace d’un vigile, il parvient à s’enfuir. Commence alors une cavale sans merci, pour celui qui devient rapidement l’ennemi public numéro 1. Alors que les médias s’emparent de l’affaire et que le pays est en émoi, le fugitif, partagé entre remords et questions existentielles, trouve un point de chute inattendu, quelque part en Lozère. Zaï, Zaï, Zaï, Zaï, c’est une rencontre. Une rencontre entre une bande-dessinée et un réalisateur. Et ce n’est pas peu dire que de parler d’idylle. Lorsque François Desagnat a ouvert l’œuvre de Fabcaro, ce fut littéralement un coup de foudre et une envie irrépressible d’adapter la BD sur grand écran. Sous ses airs de comédie, Zaï Zaï Zaï Zaï est aussi une œuvre au soustexte politique et sociétal fort, notamment sur la manière dont les médias traitent l’information et enveniment des situations à priori banales. François Desagnat nous offre ici une comédie absurde de haute-volée, portée par un Jean-Paul Rouve magistral et une flopée de guests et de seconds rôles détonants. À ne rater sous aucun prétexte !

Avant-première

Lundi 14 Février à 20h30 au Cinéma diagonal Montpellier


Séance suivie d’un débat avec François Desagnat, réalisateur, Fabcaro, auteur de la bande dessinée Zaï Zaï Zaï Zaï
(éd. 6 Pieds Sous Terre) animé par l’équipe du Festival Paul Va au cinéma


  5199 Views certified by Sharriz.com
Retour haut de page
MontpelYeah

GRATUIT
VOIR