Il y a des soirées qui ne ressemblent à aucune autre, et celle-ci fait clairement partie du lot. Avec Didier Super sur scène, inutile d’espérer un spectacle cadré, calibré ou — pire — poli. Ici, tout est pensé pour bousculer. On vient pour se laisser dépasser, pour rire fort, pour recevoir une bonne claque d’absurde et de provocation joyeuse. Une ambiance résolument non-conformiste où l’on décroche vite du quotidien pour plonger dans un univers où rien n’est sacré, et c’est précisément ce qui fait du bien.
Et puis il y a le lieu. Le Rockstore, cœur battant du rock montpelliérain depuis des décennies, avec ses murs qui ont vu défiler autant de guitares saturées que de nuits mémorables. Un endroit chargé d’histoires, d’échos, de légendes locales — parfait pour accueillir un artiste qui ne ressemble à personne.

Pour couronner le tout, les préventes sont proposées à tarif réduit : une raison de plus de verrouiller sa place avant que les retardataires ne se réveillent. Un petit bonus toujours appréciable quand on prépare sa prochaine sortie.
Mais à qui s’adresse vraiment cette soirée ? À tous ceux qui aiment être surpris, secoués, emportés. Aux fans de rock nerveux, aux amateurs d’humour grinçant, aux curieux qui préfèrent les concerts qui dérapent un peu plutôt que les spectacles trop lisses. À ceux qui veulent passer un moment simple, brut, vivant. Une seule précision : on parle ici d’un show à l’énergie parfois crue, plutôt réservé à un public averti — disons +18 ans, pour être tranquille.
Infos pratiques
- 20 rue de Verdun, 34000 Montpellier (Le Rockstore)
- Mercredi 19 novembre 2025, ouverture 19h30, concert à 20h
- Billets : À réserver dès maintenant via le site du Rockstore ou les plateformes habituelles
Attention, ça va décoiffer : Didier Super revient en scène. Sur son site officiel, on ne parle pas d’un « concert comme les autres », mais d’un « concert de malade » : « Didier Super et son groupe, c’est Didier Super avec des musiciens mais en plus accompagné par trois chanteuses… »
On y découvre un ton provocateur, un humour féroce, une autodérision assumée : « Le meilleur moyen de ne pas se faire casser les couilles par les féministes c’est d’être leur patron ». Derrière cette formule choc se cache un vrai parti pris artistique : l’irrévérence portée au rang de style, le rock brut mêlé à la satire sociale.
Ce que propose Didier Super, c’est un spectacle qui ne laisse pas indemne. Sur la page « Spectacles », on lit qu’après quinze ans d’égérie gauchiste « à l’arôme gauchisant d’un public allant de l’altermondialiste post-ado au retraité bobo sous « perfusion intellectuelle » de France Inter », il s’est mis « en marche » pour devenir « l’égérie de tous ». Autrement dit : un virage vers plus de rage, plus de dérision, plus de partage – pour un public qui n’a plus envie de se contenir.
L’ensemble fait de ce spectacle un OVNI dans l’univers du live : un concert punk, satirique, viscéral, déjanté — un moment à part. À la fois pour ceux qui aiment le rock qui cogne, mais aussi pour ceux qui aiment l’humour noir, frontal, un peu borderline, qui pose des questions tout en rigolant.