De Nature insectivore

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Promouvoir la consommation d’insectes, c’est le très sérieux projet professionnel de Benoit Salmon, étudiant entrepreneur et entreprenant.

Comment va-t-on pouvoir nourrir les 10 milliards d’habitants qui peupleront
la planète en 2050 ?

La question semblait bien loin du parcours de Benoit Salmon, alors étudiant en master entrepreunariat à Montpellier Management.

« Je donnais un coup de main à une amie qui travaillait sur ce thème, et j’ai eu un déclic », confie le jeune homme. Un déclic qui soulève un véritable défi pour l’étudiant : comment assurer à tout le monde un apport suffisant en protéines tout en préservant l’environnement ?

De Nature insectivore 2Une solution : manger des insectes. « A quantité de protéine égale, élever certains insectes consomme jusqu’à 200 fois moins d’eau que de produire de la viande, c’est une question capitale en termes de développement durable », explique Benoit Salmon.
Il décide alors de relever le défi et d’en faire son projet de master 1 : « j’ai créé la société Let’s try dont le but était de commercialiser des produits alimentaires à base de farines d’insectes ». Rapidement, le jeune homme se heurte à des obstacles réglementaires. Plutôt que d’abandonner son projet, il décide de le faire évoluer.
« Je me suis alors fixé pour mission de promouvoir la consommation d’insectes ». Pour y parvenir Benoit Salmon décide de créer un nouveau média destiné aux professionnels du secteur. « Je leur propose des informations de qualité grâce à une analyse du marché, de la veille, une revue de presse ». Le site Entomophagy and business, premier média dédié au marché des insectes alimentaires, voit alors le jour.

Un lobby pour les insectes comestibles

En attendant le lancement officiel de son média, Benoit Salmon a opté pour une voie visant à faire une place aux insectes dans l’offre alimentaire. Il est aujourd’hui à Bruxelles où il travaille pour l’IPIFF * , l’association représentant les producteurs d’insectes à destination de la nourriture animale et de l’alimentation humaine au niveau européen. En charge de la communication interne et externe, il gère les réseaux sociaux, les newsletters interne et externe, met en place des outils de communication et s’occupe des relations avec la presse.
« Ce stage me permet de gagner en expérience dans ce domaine et d’être plus proche de tous les acteurs du secteur », se réjouit le jeune homme.
Si Benoit Salmon a pu mettre en œuvre son projet original, c’est aussi grâce à un accompagnement adapté. « J’ai eu la chance de bénéficier du statut d’étudiant entrepreneur dans mon parcours à l’université », explique-t-il. « J’ai notamment pu remplacer mon stage de master par une vraie étude de marché en Asie, c’est un atout majeur », souligne l’étudiant entrepreneur, qui espère bien faire une petite place pour le ver de farine ou le criquet dans nos rayons alimentaires.