Dernier Cri 2026 : Montpellier va vivre au rythme des cultures électroniques du 30 octobre au 11 novembre

DJ sets, lives, exposition, cinéma, rencontres, free party, nouveaux collectifs et figures historiques de la scène électronique : pour sa 11e édition, le festival Dernier Cri déploie une nouvelle fois sa programmation à travers Montpellier. Du 30 octobre au 11 novembre, le rendez-vous investira une multitude de lieux, du Rockstore au MO.CO, du Diagonal à Tropisme, en passant par l’Antirouille, le JAM, Dièze Warehouse ou encore de nouvelles adresses. Plus qu’un festival électro, Dernier Cri continue surtout de raconter une culture : celle de la nuit, de ses artistes, de ses marges et de son histoire.

À Montpellier, la musique électronique n’a jamais vraiment vécu dans un seul endroit.

Elle s’est jouée dans des clubs, bien sûr, mais aussi dans des entrepôts, des bars, des friches, des radios indépendantes, des salles de concerts, des lieux culturels, parfois dans la garrigue et parfois là où personne n’avait forcément prévu qu’une fête se produise.

Dernier Cri ressemble depuis ses débuts à cette histoire-là.

Pas de grande enceinte fermée avec trois scènes montées pendant un week-end. Le festival préfère se disperser dans la ville, associer les lieux, les esthétiques et les générations et considérer que la culture électronique ne commence pas nécessairement à minuit devant un DJ et ne s’arrête pas lorsque les lumières se rallument.

Pour sa 11e édition, annoncée du 30 octobre au 11 novembre 2026, le festival retrouve donc Montpellier avec une programmation où se croisent artistes confirmés, figures locales, collectifs émergents, lives, DJ sets, projection documentaire, exposition et discussions autour de l’histoire et du présent des cultures électroniques. DP DERNIER CRI 2026-

Derrière les noms de Gigi FM, Goldie B, Kendal, Lolita, Emi Ömar, Luca Ruiz, Gotis, Kaval ou Farkoner, Dernier Cri raconte cette année quelque chose d’assez large : comment une culture autrefois largement underground est devenue un véritable paysage artistique, tout en continuant à se renouveler dans ses marges.

Un festival à travers Montpellier plutôt qu’un festival posé quelque part

C’est probablement la première particularité de Dernier Cri.

Pour le vivre, il faudra circuler.

Le festival passe cette année par le Rockstore, le JAM, le cinéma Diagonal, l’Antirouille, Dièze Warehouse, le MO.CO, Tropisme, la salle Pétrarque, le Café Silence, Ô Saloon ou encore le Salon des Indépendants.

Une géographie assez fidèle à la manière dont les cultures électroniques existent réellement à Montpellier : dispersées, mouvantes, capables d’investir aussi bien une institution culturelle qu’un club ou un café.

Le dossier de presse insiste d’ailleurs sur cette idée d’un festival qui se parcourt « à l’échelle de la ville », avec des rendez-vous allant de l’Écusson au secteur Marché Gare. DP DERNIER CRI 2026-

Et cette dispersion n’est pas seulement pratique.

Elle permet surtout à chaque rendez-vous de trouver son décor.

On ne raconte pas la mémoire de la rave de la même façon dans une exposition en centre-ville que devant cinq cents personnes à 3 heures du matin. On ne parle pas de free party dans les mêmes conditions qu’on écoute Gigi FM. Et un live mêlant jazz spirituel, jungle et électronique n’appelle pas forcément la même salle qu’une soirée techno.

Dernier Cri utilise donc Montpellier comme une sorte de scène éclatée.

Avant de regarder le futur, ouvrir les archives de la rave

Le festival commencera le vendredi 30 octobre avec l’un des projets les plus intéressants de cette édition.

Au Café Silence, Dizonord présentera une exposition issue de ses archives consacrées aux cultures électroniques des années 90, avec une attention particulière portée à Montpellier, l’Hérault et l’Occitanie.

Flyers.

Affiches.

Tickets.

Traces graphiques de soirées et de collectifs.

Des petits morceaux de papier qui, à l’époque, n’étaient probablement pas destinés à finir dans une exposition, mais qui racontent aujourd’hui une histoire culturelle entière.

La collection de Dizonord compte près de 15 000 documents consacrés à ces cultures. Pour Dernier Cri, une sélection permettra de replonger dans cette époque où une partie de la communication des soirées passait encore de main en main, sur un comptoir, dans un disquaire ou à la sortie d’un club. DP DERNIER CRI 2026-

Il y a quelque chose d’assez fascinant dans le retour actuel de ces archives.

À l’heure où une soirée peut apparaître puis disparaître d’une story Instagram en vingt-quatre heures, les vieux flyers deviennent presque des objets patrimoniaux. Une typographie, un numéro de téléphone, une adresse approximative ou un dessin photocopié suffisent parfois à rappeler toute une époque.

Et derrière ces papiers se cachent des lieux aujourd’hui disparus, des sound systems, des collectifs, des fêtes et toute une génération qui a construit une partie de la culture électronique locale.

Le vernissage sera accompagné par Lee GRTZ, membre de la Tribu des Pingouins, figure de la scène locale et habitué notamment de Radio Campus Montpellier. DP DERNIER CRI 2026-

L’exposition restera ensuite visible jusqu’au 27 novembre.

Quand le jazz bascule vers la jungle, le break et la bass

Le même soir, direction le JAM avec une proposition qui résume assez bien le refus des frontières musicales de Dernier Cri.

Le collectif Beyond Jazz invite Elf Traps et Goldie B.

Elf Traps est un duo de Manchester formé par Rob Turner, ancien batteur de GoGo Penguin et désormais membre de Mammal Hands, et le claviériste Liviu Gheorghe. Leur musique mélange jazz spirituel, électronique glitch, jungle, ambient et autres territoires difficiles à enfermer proprement dans une catégorie. DP DERNIER CRI 2026-

À leurs côtés, Goldie B apportera une approche tout aussi hybride.

DJ, productrice, multi-instrumentiste, chanteuse et MC basée à Marseille, elle navigue entre UK garage, breakbeat, house, bass et nu-jazz. Cofondatrice d’Omakase Recordings, elle est déjà passée par des festivals comme Peacock Society, Marsatac, Astropolis ou Le Bon Air. DP DERNIER CRI 2026-

Autrement dit : dès le premier soir, le festival annonce la couleur.

Ou plutôt l’absence volontaire d’une seule couleur.

Halloween au Rockstore : Kendal et Lolita jusqu’au matin

Le lendemain, samedi 31 octobre, l’ambiance change.

Et puisqu’il s’agit d’Halloween, certains artistes n’auront probablement pas besoin de modifier énormément leur univers habituel.

La soirée commencera notamment chez Ô Saloon, où Baston et B(ee)R invitent Satine, DJ montpelliéraine qui évolue dans des univers EBM, darkwave, cold wave et industriel.

Le dossier promet des basses sombres, une ambiance métallique et même quelques « bruits de chaînes et de moteur ».

Pour Halloween, on devrait être dans le thème. DP DERNIER CRI 2026-

Puis direction le Rockstore, de minuit à 5 heures, pour un duo particulièrement local : Kendal et Lolita.

Kendal s’est construit un univers à la croisée de l’Italo-disco, de l’EBM et de la synthwave, nourri notamment par l’esthétique du cinéma d’horreur italien. Après des années de DJing qui l’ont mené sur de nombreuses scènes européennes, il reste fortement attaché à Montpellier, où il a notamment cofondé en 2020 le label Ritmo Fatale. DP DERNIER CRI 2026-

Face à lui — ou plutôt avec lui — Lolita, autre figure bien connue des nuits montpelliéraines.

Active depuis les années 2000, DJ mais aussi chroniqueuse musicale et collaboratrice de la compagnie de danse contemporaine Play Michèle Murray, elle développe depuis plusieurs années un travail à la croisée des musiques électroniques et d’autres pratiques artistiques. Elle tient également des résidences sur Piñata Radio et au Discopathe. DP DERNIER CRI 2026-

Une soirée qui devrait donc ressembler moins à un simple passage de DJs qu’à une réunion de deux trajectoires profondément liées à la ville.

La free party entre dans le cinéma

Après quelques jours de respiration, Dernier Cri revient le mercredi 4 novembre au cinéma Diagonal.

Et là encore, le festival regarde en arrière pour comprendre le présent.

Le documentaire Heretik System : We Had a Dream, réalisé par Damien Raclot-Dauliac, sera projeté à 20 heures.

Le film, sorti en 2010, retrace dix années de l’histoire du collectif Heretik, l’un des noms les plus emblématiques de la free party française.

Des raves clandestines.

Des lieux investis sans autorisation.

La fameuse piscine Molitor en 2001.

Puis, quelques années plus tard, l’Olympia.

Entre ces deux images se trouve une histoire beaucoup plus complexe : celle d’un mouvement culturel, de sa confrontation avec les pouvoirs publics et d’une génération pour laquelle la fête constituait aussi une forme de liberté, d’expérimentation et de prise de possession temporaire de l’espace. DP DERNIER CRI 2026-

Le réalisateur Damien Raclot-Dauliac connaît particulièrement bien cette culture. Journaliste et auteur spécialisé dans les scènes électroniques et underground depuis plus de vingt ans, passé notamment par Trax, Technikart et l’émission Tracks sur Arte, il a consacré plusieurs documentaires aux sound systems et aux free parties. DP DERNIER CRI 2026-

La séance devrait donc permettre de voir — ou revoir — une époque qui semble aujourd’hui presque irréelle lorsque l’on observe le degré de professionnalisation atteint par certaines grandes soirées électroniques.

De la rave clandestine aux mégaclubs

Le lendemain, jeudi 5 novembre, la réflexion se poursuivra au MO.CO ESBA avec Christophe Samé Verdun Decroix.

Son parcours est précisément intéressant parce qu’il relie plusieurs époques.

Il découvre la techno et la rave dans les années 1990 avant de rejoindre Heretik System, participant au développement du sound system et de la free party en France et en Europe.

Mais son histoire ne s’arrête pas aux raves.

Son travail évolue progressivement vers la scénographie, jusqu’à la création de structures capables aujourd’hui de concevoir les décors de grands clubs et de lieux internationaux. DP DERNIER CRI 2026-

La rencontre s’intitule justement :

« De la free party aux mégaclubs : inventer des espaces, changer d’échelle ».

Une question assez passionnante lorsqu’on pense à ce que sont devenues les cultures électroniques en trente ans.

Des enceintes montées au milieu d’un champ aux installations scénographiques monumentales.

De l’illégalité à l’institution.

Du flyer photocopié à la production événementielle internationale.

Mais avec parfois les mêmes personnes derrière.

Peut-on encore faire la fête librement ?

Quelques heures plus tard, le sujet deviendra plus politique.

À 18 heures, salle Pétrarque à l’Hôtel de Varennes, Dernier Cri organise une table ronde intitulée « La répression contre les free parties ».

Autour de la table : Damien Raclot-Dauliac, l’avocate Sophie Mazas, le sénateur Hussein Bourgi et Christophe Samé d’Heretik. La rencontre sera animée par Yanick Philipponnat. DP DERNIER CRI 2026-

L’intérêt est évident.

Les free parties ont toujours placé face à face plusieurs principes : liberté de création, liberté de réunion, ordre public, nuisances, sécurité, usage de terrains privés ou publics et rapport entre culture et institutions.

Le choix d’organiser cette discussion dans un lieu patrimonial municipal est presque symbolique en lui-même.

Une culture longtemps traitée uniquement sous l’angle de l’ordre public entre aujourd’hui dans les institutions pour parler de son histoire et de son avenir.

Dans le dossier, la Ville et la Métropole insistent d’ailleurs sur cette évolution : « la nuit est une culture », avec ses lieux, ses métiers, sa mémoire, mais aussi ses responsabilités en matière de prévention, de violences sexistes et sexuelles ou de sobriété. DP DERNIER CRI 2026-

Et c’est probablement l’une des dimensions les plus intéressantes de cette 11e édition.

Dernier Cri ne demande plus seulement : « qui va jouer ce soir ? »

Il demande aussi : qu’est devenue cette culture ?

Puis on retourne danser

Parce qu’après avoir débattu de la fête, le plus simple reste évidemment encore de la vivre.

Le vendredi 6 novembre, Dernier Cri se dédouble.

À Faune, au MO.CO, Peck proposera un long set de quatre heures évoluant entre disco, deep house, house et techno.

Peck connaît particulièrement bien la scène régionale puisqu’il est également programmateur et producteur de plusieurs festivals, parmi lesquels Tohu-Bohu et Dernier Cri à Montpellier, ID-ILE et Résonance à Avignon ou encore les Électros d’Uzès. DP DERNIER CRI 2026-

Plus tard, direction l’Antirouille avec Emi Ömar et Luca Ruiz.

Le premier est présenté comme l’une des figures en plein essor de la scène française, multi-instrumentiste et producteur capable d’osciller entre différents styles dans un live volontairement difficile à prévoir.

Le second est bien connu de la scène électronique montpelliéraine : DJ, organisateur, fondateur du label et des soirées Magie Noire, Luca Ruiz travaille depuis longtemps à cette rencontre entre musique, arts visuels et fête qui correspond assez naturellement à l’esprit de Dernier Cri. DP DERNIER CRI 2026-

La scène locale n’est pas là pour faire de la figuration

Le samedi 7 novembre, c’est aussi ce que rappellera la programmation.

Dernier Cri donne une place importante à des collectifs et artistes qui travaillent toute l’année à Montpellier.

Au Salon des Indépendants, Les Machines Mentent réuniront Interpaul et Bronstach.

Interpaul, fondateur du sound system GZ16, navigue entre l’underground des garrigues, bass music, house, techno et global club, avec des sets construits aussi bien en vinyle qu’en numérique. DP DERNIER CRI 2026-

Bronstach, de son côté, affiche déjà trois décennies de cultures électroniques derrière lui. Son parcours traverse télévision, radio, clubs et raves, notamment la gigantesque One Tribe, et plusieurs projets comme Trackerz, Purple Factory ou Les Machines Mentent. DP DERNIER CRI 2026-

Ce mélange des générations est loin d’être anecdotique.

Il permet au festival d’éviter une programmation où la scène locale servirait simplement d’échauffement avant les artistes invités.

Ici, elle fait partie du récit.

Gigi FM : quand le corps et la techno parlent la même langue

Puis, au milieu de la nuit, Dièze Warehouse accueillera l’un des noms les plus attendus de cette édition : Gigi FM.

Artiste pluridisciplinaire, DJ, danseuse et productrice, elle a émergé des raves underground du sud de Londres avant de s’installer à Berlin et de devenir l’une des artistes reconnues de la scène techno actuelle.

Ses sets naviguent entre techno, bass, breaks et paysages ambient.

Mais ce qui rend son parcours particulièrement singulier est son rapport au mouvement.

Formée à la danse, notamment à l’Opéra de Paris et chez Alvin Ailey, Gigi FM pense la musique presque comme une extension du corps. Le dossier évoque également ses influences liées à l’astrologie, à la philosophie et au cosmos. DP DERNIER CRI 2026-

À ses côtés : Gotis, productrice et DJ qui développe une techno plus groovy, nourrie autant par les classiques de Detroit que par la scène contemporaine et le son immédiatement reconnaissable de la boîte à rythmes 909. DP DERNIER CRI 2026-

Deux générations et deux approches, mais une même envie de faire bouger la techno hors des automatismes.

À Tropisme, la bass music reprend ses droits

Dernier grand rendez-vous détaillé dans le dossier : mardi 10 novembre au Café Tropisme, avec le collectif montpelliérain Drama.

À l’affiche : Kaval B2B Farkoner.

Kaval, producteur toulousain actif depuis 2018, travaille autour du UK funky qu’il mélange avec la bass music, la techno et le dancehall. Membre notamment des collectifs Egregore et Ruff Club, il garde un lien très fort avec la culture sound system et les free parties. DP DERNIER CRI 2026-

Farkoner vient quant à lui de Saint-Étienne et évolue entre jungle, dubstep, dancehall et bass music. Ses productions ont déjà été publiées par plusieurs labels indépendants et diffusées notamment sur Rinse France. DP DERNIER CRI 2026-

Le tout sous la bannière de Drama, collectif fondé à Montpellier en 2021 et construit autour de la musique électronique, des arts visuels et de la scénographie.

Encore une fois, le festival ne sépare pas forcément le son de ce qui l’entoure.

Les collectifs, véritable infrastructure invisible de la nuit

Il y a d’ailleurs quelque chose que cette programmation met particulièrement bien en lumière : derrière les artistes existent des collectifs.

Baston.

Beyond Jazz.

Les Machines Mentent.

Drama.

Des structures qui programment, créent des événements, investissent des lieux, construisent des identités visuelles et permettent souvent à des artistes encore peu connus de rencontrer un public.

Baston, actif depuis 2018 à Montpellier, mélange communication, direction artistique et curation événementielle, avec un goût revendiqué pour les lieux inhabituels et les formats décalés. DP DERNIER CRI 2026-

Beyond Jazz travaille quant à lui autour de cette nouvelle vague où jazz contemporain, broken beat, deep house, nu soul et électronique finissent par parler la même langue. DP DERNIER CRI 2026-

Les Machines Mentent défend depuis 2019 une direction mêlant break, house, world music, bass et techno, avec un attachement marqué à la culture rave et aux formats confidentiels. DP DERNIER CRI 2026-

Enfin, Drama associe DJs, scénographes et graphistes pour concevoir des expériences où musique, arts visuels et mise en espace sont pensés ensemble. DP DERNIER CRI 2026-

Ces collectifs ne sont pas uniquement des noms en petit sur une affiche.

Ils constituent une grande partie de l’infrastructure culturelle de la nuit.

Sans eux, beaucoup de scènes locales n’existeraient tout simplement pas.

Une programmation qui évite la course aux têtes d’affiche

Dernier Cri n’est pas construit comme un festival dont la réussite se mesurerait uniquement à la taille des logos sur l’affiche.

Et c’est probablement ce qui fait son identité.

Bien sûr, certains artistes de cette édition disposent déjà d’une vraie reconnaissance européenne.

Mais la programmation préfère mettre en relation des parcours.

Un artiste qui émerge.

Un DJ historique de Montpellier.

Un collectif local.

Une figure berlinoise.

Une archive de rave.

Un documentaire.

Un débat.

Puis une soirée gratuite dans un café.

Cette diversité donne parfois au festival une apparence un peu moins lisible qu’un événement construit autour de trois grosses têtes d’affiche.

Mais c’est précisément le principe.

Dernier Cri est un festival à explorer.

On peut y venir parce qu’on connaît Gigi FM et découvrir Interpaul.

Venir pour Kendal et entendre Satine.

Entrer voir une exposition et finir par écouter Lee GRTZ.

Ou simplement assister à un documentaire sur Heretik et comprendre que l’histoire du dancefloor ne commence pas avec le dernier morceau apparu sur TikTok.

Et si la véritable tête d’affiche était Montpellier ?

C’est peut-être finalement ce qui ressort le plus de cette 11e édition.

Montpellier n’est pas seulement la ville qui accueille Dernier Cri.

Elle en devient presque le sujet.

Sa mémoire électronique.

Ses clubs.

Ses collectifs.

Ses institutions culturelles.

Ses nouveaux lieux.

Ses artistes historiques et ceux qui arrivent.

De l’Écusson à Marché Gare, du Rockstore au Diagonal, de l’Antirouille à Tropisme, le festival dessine une cartographie temporaire de la culture électronique montpelliéraine.

Une culture capable aujourd’hui de passer d’un flyer de rave des années 90 exposé dans un café à une discussion dans une école des beaux-arts, puis de finir quelques heures plus tard sur un dancefloor.

C’est aussi cela que raconte Dernier Cri : les musiques électroniques ne sont plus uniquement une contre-culture nocturne, mais elles ne veulent pas pour autant perdre ce qui les a rendues vivantes.

Le goût de la marge.

L’expérimentation.

Le mélange.

Les lieux inattendus.

Et surtout cette étrange faculté à réunir des gens très différents dans une même pièce, souvent très tard, autour d’un rythme commun.

Dernier Cri 2026 — les principaux rendez-vous

Vendredi 30 octobre
Exposition Dizonord + Lee GRTZ — Café Silence — entrée libre
Elf Traps + Goldie B — JAM

Samedi 31 octobre
Baston x B(ee)R invitent Satine — Ô Saloon — entrée libre
Kendal + Lolita — Rockstore — minuit à 5h

Mercredi 4 novembre
Heretik System : We Had a Dream — Cinéma Diagonal — 20h

Jeudi 5 novembre
Rencontre avec Christophe Samé Verdun Decroix — MO.CO ESBA — 11h
Table ronde « La répression contre les free parties » — Hôtel de Varennes / salle Pétrarque — 18h — entrée libre

Vendredi 6 novembre
Peck — Faune MO.CO — entrée libre
Emi Ömar live + Luca Ruiz — Antirouille — minuit à 5h

Samedi 7 novembre
Les Machines Mentent : Interpaul + Bronstach — Salon des Indépendants
Gigi FM + Gotis — Dièze Warehouse — minuit à 5h

Mardi 10 novembre
Collectif Drama : Kaval B2B Farkoner — Café Tropisme — 19h à 1h — entrée libre. DP DERNIER CRI 2026- DP DERNIER CRI 2026-

Festival Dernier Cri — 11e édition
Du 30 octobre au 11 novembre 2026
Montpellier
DJ sets • lives • exposition • cinéma • rencontres
Plusieurs rendez-vous sont gratuits ou à prix libre. DP DERNIER CRI 2026-


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