Rodolphe A. Reiss , Le théâtre du crime

Les premières secondes de la visite et cette confrontation avec la mort troublent le visiteur. « Notre imaginaire, via le cinéma et la télévision, est pourtant imbibé de cette esthétique » souligne le commissaire Daniel Girardin. Certes, mais ici, tout est réel.

Les premières secondes de la visite et cette confrontation avec la mort troublent le visiteur. « Notre imaginaire, via le cinéma et la télévision, est pourtant imbibé de cette esthétique » souligne le commissaire Daniel Girardin. Certes, mais ici, tout est réel.

Les premières secondes de la visite et cette confrontation avec la mort troublent le visiteur. « Notre imaginaire, via le cinéma et la télévision, est pourtant imbibé de cette esthétique » souligne le commissaire Daniel Girardin. Certes, mais ici, tout est réel. « Nous alternons les scènes d’homicides avec d’autres, moins extrêmes. Le parcours doit rester supportable et éviter le voyeurisme ». Les images sont présentées sur de grands formats communément réservés aux œuvres artistiques « afin de créer un décalage entre attrait et répulsion ». Conservées dans les cartons de la police suisse, ces photos n’étaient pas destinées à être exposées. À l’inverse d’un artiste ou d’un reporter, aucun recadrage ici. Seule compte la recherche de la vérité. « Reiss a mis au point un protocole très strict afin d’obtenir un regard scientifique et objectif sur un crime ». Ce travail témoigne également d’une époque. « On pénètre, via ces scènes de crimes, dans les intérieurs à l’aube du xxe siècle ». Universitaire et fondateur, en 1909, de la première école de police scientifique au monde, Reiss a longtemps milité pour expliquer l’origine de la criminalité par la pauvreté et le manque d’éducation, à contre-courant des thèses nauséabondes qui traversaient l’Europe. Bref, un parcours à rebours des clichés.

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