Montpellier : à l’EAI, 600 logements en bordure du parc Moncalm

Programmés le long de la rue des Chasseurs, côté parc Montcalm, ils provoquent la colère de certains riverains. La préservation du parc Montcalm dans son intégralité avait constitué l'un des enjeux des dernières élections municipales

Et Philippe Saurel en avait fait l’un de ses principaux engagements de campagne. Une promesse aujourd’hui battue en brèche ? C’est ce que certains riverains pensent et n’hésitent pas à écrire sur les livrets de consultation de la future zac EAI : « Engagement n° 5 non tenu » note l’un des (rares) contributeurs.


« Il est regrettable que l’implantation du parc ne soit pas conservée », rédige un autre. La raison de ce scepticisme : la programmation de 600 logements en bordure ouest de la rue des Chasseurs, en lieu et place d’anciens logements gérés par la SNI et finalement détruits au cours des derniers mois.

Cette partie de la zac EAI, le « secteur 3 » dans les documents accessibles au public, représente une superficie de 7 ha qui voisine donc directement avec le parc Montcalm. Les 600 logements programmés viendront s’ajouter au 1900 logements prévus sur dix ans dans les secteurs 1 et 2, qui regroupent le périmètre de l’ancienne caserne Guillaut où s’élève l’essentiel des bâtiments de l’ancienne école militaire. Et où viendront donc s’ajouter les nouvelles constructions de la zac envisagée sur une surface de 20 ha, autant que celle du parc Montcalm sanctuarisée.

La consultation du public sur les axes de cet aménagement majeur de l’ouest de la ville dure jusqu’au 18 novembre prochain. Le programme porté par la Saam et qui entérine donc la création de 2 500 logements sur le site – un chiffre évoqué dès le départ de l’armée – a fait l’objet d’un avis des services de l’environnement de l’État.

Ces derniers indiquent y attendre des précisions « sur l’organisation des déplacements dans ce secteur, en particulier pour le transport en commun et le vélo, pour démontrer la bonne intégration environnementale du projet. »Une réunion publique spécifique sur le sujet est organisée samedi 5 novembre et devrait reverser son lot d’interrogations.

La reconversion du site de l’EAI reste plus que jamais un sujet d’actualité, quatre ans après son rachat par la Ville.

 

 

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