MoCo : visite du futur centre d’art contemporain

Les travaux de transformation de l’hôtel Montcalm en MoCo ont débuté. Voici les 1ères images du tout nouveau centre d’art contemporain, et le projet décrit dans le détail.

Qu’est ce que le MoCo ?

Le MoCo (Montpellier contemporain) rassemblera : L ‘École des beaux-arts, La Panacée et l’hôtel Montcalm qu‘on appelle aussi… MoCo. Les trois entités sont regroupées dans un EFCC (établissement public de coopération culturelle) présidée par la créatrice de mode Vanessa Bruno. Elles auront une identité visuelle commune et vivront en osmose :  Les étudiants des Beaux-Arts travaillent déjà au montage des expos de La Panacée et ils travailleront à celle de l’hôtel Montcalm. À l’université Paul-Valéry un centre de recherche sera dédié aux collections privées ou publiques d‘art contemporain.

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EN CHIFFRES

22, 5 M€ de travaux 3150 m2 de surface totale.

Ouverture le 16 juin 2019

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Voici les premières images du MoCo par l’architecte Philippe Chiambaretta, chargé de mettre en scène ce projet de la Métropole.

LE BÂTIMENT CENTRAL


C’est la vue qu’embrassera le visiteur lorsqu’il arrivera au MoCo.
Au premier plan, le parc avec les terrasses du restaurant-café.
Au fond  se profile le bâtiment central avec au rez-de-chaussée l’entrée du musée, à droite la librairie et à gauche le restaurant-café. Au premier étage, les fenêtres fermées des “petites” salles d’exposition  et en haut les fenêtres des bureaux de l’administration.

SALLE
D’EXPOSITION


Située au rez-de-chaussée. la grande salle du bâtiment d’exposition aura à peu près cet aspect de « White cube », cube blanc. En tout, elle fera environ 400 m2. Les salles du sous-sol et du premier étage seront à peu près identiques.

LIBRAIRIE


Dans cette grande salle aux plafonds à caissons sera aménagée la librairie (livres, DVD, CD) dont le fonds sera régulièrement renouvelé, notamment en fonction des expositions.

LE CAFÉ


Cette décoration très kitsch qui se trouvait dans le mess des officiers de l’hôtel Montcalm seta gardée. Elle trônera dans le futur café-bar du MoCo.

COURSIVE


Elle longe. le 1er étage du bâtiment d’exposition et sera conservée

BÂTIMENT D’EXPOSITION


Vue de la cour qui donne sur la rue Joffre. Au fond: le bâtiment principal
d‘exposition. ll a trois étages décomposés avec : un sous sol, un rez-de-chaussée et le troisième lui sera en hauteur.
Chacun des trois étages fait environ 400 m2. À droite, o,n aperçoit le bâtiment central où se trouve : l’entrée, la librairie et le restaurant.
Au 1er étage les “petites salles d’expo » et au 2ème étage ce sera l‘administration.


Le même. la nuit La signalétique du MoCo (Les Beaux-Arts, La Panacée et l‘hôtel Montcalm) a fait l’objet d’un appel d’offres. La cour qui se trouve au premier plan sera utilisée pour les vernissages ou des événements privés.

VU DE LA RUE MAGUELONE

De la rue Maguelone qui descend de la Comédie vers la Gare, on apercevra l’étage surélevé de deux mètres et son logo « MoCo ». C’est la rue Joffre qui passera devant cette façade, pour en permettre l’accès.

 

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Rencontre et visite commentée

avec Nicolas Bourriaud, qui pilote le projet..

On peut très bien faire des expositions géniales sur 20m2 et des expositions nulles sur 1 000 m2.

En préambule, Nicolas Bourriaud, l’un des meilleurs spécialistes français de l’art contemporain, coupe ainsi court à toute discussion sur la taille de ce centre. Et il ajoute dans la foulée: « je rappelle que ce lieu sera un musée sans collection. Il pourra accueillir trois fois par an toutes les collections
publiques, privées, ou provenant de fondations, du monde.” Deuxième point réglé. On peut entamer la visite de cet hôtel Montcalm qui, il y a quelques années encore, appartenait à l’armée.

1- Le parc.

Le visiteur pénétrera dans le parc par la rue de la République. Si cela lui chante, il pourra très bien profiter de ce lieu sans aller dans le musée. Le parc sera complètement redessiné par un artiste : tous les arbres resteront sur place, l’ensemble sera revégétalisé. Notamment les murs mitoyens, aujourd’hui miteux.
Le cahier des charges de l’artiste jardinier : à gauche, on trouvera un « jardin à contempler” qui se terminera par la terrasse du restaurant café du musée (20 m de long, sur pilotis) et à droite, un ‘jardin à parcourir ».
La fontaine sera mise en état, les barrières seront déposées et cet ensemble sera parsemé de bancs et de transats dès le printemps arrivé. Des œuvres seront exposées dans le parc.  » Il faut que le public s’approprie ce lieu”, affirme Nicolas Bourriaud.

2 – Le bâtiment central.
“Le sas d’entrée donnera lieu à un projet artistique en soi » explique Nicolas Bourriaud.  » II est possible que nous cassions son côté fin XIXème siècle. »
Le visiteur pénètre dans le hall. Ici, pas de guichet pour acheter un billet mais uniquement des bornes. Le décor ‘kitscho-Empire’ sera gardé.
 » Il vaut mieux mettre l’argent où c’est vraiment nécessaire », estime Nicolas Bourriaud. Le visiteur monte au premier étage du bâtiment central : là, il trouve cinq « petites » salles d’exposition d’environ 8 mètres de long et 5 de large. Le niveau 3 est occupé par l’administration.

3 – Le café – le restaurant.
Retour au rez-de-chaussée du bâtiment principal, vers la gauche: une première salle occupée en partie par un bar sert de café. Dans l’enfilade arrive la salle de restaurant. « Il pourra accueillir tous les publics: il fera brasserie, mais il y aura aussi une carte « cuisine contemporaine ». L’appel d’offres concernant le restaurant a été lancé le 16 avril 2018.

4 – La librairie.
Le visiteur rebrousse chemin : le voici de nouveau dans le hall d’entrée, mais, cette fois, il
part a droite. Là, il tombe sur deux vastes pièces. Ici, sera aménagée la librairie : livres, DVD, CD. « Le fonds sera renouvelé tous les trois mois. »

5 – Le grand bâtiment d’exposition.
Il se trouve à droite. Le visiteur a le choix entre trois vastes salles de près de 400m2 chacune : l’une se trouve en sous-sol, l’autre au rez-de-chaussée et la troisième, au premier étage. Le toit de cette dernière sera surélevé de 2 mètres, ll s’agit des travaux les plus lourds du chantier. Chaque salle aura l’aspect d’un « white cube », immense cube blanc sans ouverture, avec lumière artificielle: « Les conditions idéales pour la conservation des oeuvres », rappelle Nicolas Bourriaud.

6 -La cour. On l’aperçoit de la rue Joffre. Son aspect ne changera pas.
Une éventualité: une œuvre sera peut-être érigée au centre. Cette cour servira pour les vernissages et les événements privés.

Avant que le premier visiteur ne foule le sol du MoCo, aura eu lieu son inauguration. Elle est fixée au 16 juin 2019. Elle sera précédée par l’opération « Cent artistes dans la ville » qui remplacera la ZAT.

Vu par Henri-Marc Rossignol pour La Gazette 1555