Le nouveau bâtiment dans le quartier de la gare à Montpellier

Avec son architecture atypique, le Belaroïa transformera le quartier gare.

24 mois de chantier sont prévus. Démarrage des travaux d’ici la fin janvier 2017.

Sa gigantesque façade métallique sera l’un des premiers souvenirs des voyageurs qui débarquent à la gare Saint-Roch de Montpellier. D’ici deux ans,  l’immeuble leBelaroïa accueillera des dizaines de touristes, des businessmen et quelques heureux propriétaires.

Cent quatre-vingts chambres d’hôtel (80 pour un Campanile trois étoiles et 100 pour un Golden Tulip quatre étoiles), des bureaux, une brasserie et douze logements haut de gamme composeront cet ensemble hors norme.
Signé par l’architecte parisienne Manuelle Gautrand (conceptrice du showroom Citroën sur les Champs-Élysées, de la cité des affaires à St-Etienne, ou encore du Monolithe à Lyon Confluences), Belaroïa est né dans la douleur.

Mais après plus de quatre ans de procédures et de recours devant les tribunaux, les travaux devraient finalement démarrer dans le courant du mois de janvier.

Un expert doit  faire un état des lieux des bâtiments voisins existants. Puis les travaux de terrassement pour creuser un niveau de parking souterrain devraient suivre. Le chantier s’étalera ensuite sur vingt-quatre mois.

Pourquoi ce projet, situé à la place de l’ancien parking de la gare, a-t-il connu de telles complications et mis si longtemps à s’amorcer? Dès 2011, les voisins du futur bâtiment s’alertent des dimensions du bâtiment et redoutent d’être plongés dans l’ombre. « On s’attendait à avoir un immeuble de sept étages, pas de dix, s’exclame un membre de l’association de riverains de la rue Levat.

En 2012, quand la mairie délivre le permis de construire pour un paquebot de trente-cinq mètres de haut, ils attaquent en justice.

L’immeuble qui devait être livré en 2014 enregistre ses premiers retards. Le promoteur contre-attaque et demande près un million d’euros pour procédure abusive. Déboutée en première instance, l’association finit par négocier. Début 2016, un protocole d’accord met fin à la bataille judiciaire.

 Linkcity (filiale de Bouygues), le promoteur du projet, et l’association de riverains de la rue Levat avancent désormais dans une ambiance apaisée : des réunions de concertation sont organisées et les riverains ont obtenu des garanties sur le déroulement du chantier.

Week-end et travaux de nuit sont prohibés : les ouvriers devront bosser dans une période de 7h à 19h en semaine.

Avec ses dix étages, sa façade en métal ajouré, sa structure complexe, l’immeuble marquera à coup sûr le quartier. « Le bâtiment a une véritable qualité esthétique. Autant le considérer comme un élément qui peut requalifier le quartier », estime Françoise Wilder, présidente de l’association de quartier Sud Babote. Pour elle, l’arrivée de ce bâtiment alliée à l’ouverture des nouvelles halles Laissac fin 2018 et du centre d’art contemporain en 2019 est de nature à redynamiser un quartier en perte de vitesse. Il y a des friches commerciales rue Durand, rue d’Alger, rue Anatole-France », s’inquiète-t-elle.

Pour la Ville, le démarrage du Belaroïa est également le vrai démarrage de la ZAC Nouveau St-Roch qui prévoit de créer près de 1 500 log-ments dans le secteur, au-delà du pont de Sète. Le début d’une nouvelle ville ?
Douze logements sont commercialisés du T2 au T5 par Linkcity dans l’immeuble le Belardia. Certains lots sont encore à vendre. Attention, les prix sont élevés: de 5 à 6600 € du m2. Il faut ainsi débourser 870 000 € ›our un T5 de 130 m2 répartis sur cinq pièces, avec terrasse et piscine.