La société montpelliéraine BedyCasa à la Une

BedyCasa, la success story made in Montpellier de l'hébergement chez l'habitant Créée d’abord sous la forme d’un blog, puis d’une plate-forme, la start-up de Magali Boisseau propose des chambres à louer partout dans le monde…
Magali Boisseau, fondatrice de BedyCasa.
Magali Boisseau, fondatrice de BedyCasa. – BedyCasa
Voilà bientôt dix ans que la start-up montpelliéraine  BedyCasa, pionnière sur Internet de l’hébergement chez l’habitant, fait voyager les gens autrement. Créée d’abord sous la forme d’un simple blog, en 2007, par Magali Boisseau, l’entreprise a connu un véritable essor ces quatre dernières années.

La plate-forme, qui propose une alternative à Airbnb, compte aujourd’hui sur quelque 400.000 membres, et plus de 350.000 nuitées réservées sur son site depuis 2011, dont 59.000 cette année, dans 185 pays dans le monde.

« C’était au départ mon carnet d’adresses »

Le site recense ainsi des offres de chambres à louer partout sur le globe à des prix loin des traditionnels hôtels. On peut ainsi dormir pour 15 euros la nuit à Bogota (Colombie) chez Géraldine, ou pour 28 euros à Kyoto (Japon), chez Dan…

« C’est lors de mes nombreux voyages à l’étranger, que je suis rendu compte à quel point l’hébergement chez l’habitant prenait de l’ampleur partout dans le monde, confie Magali Boisseau, qui a notamment travaillé pour la marque de pommes Pink Lady, pour laquelle elle a parcouru le globe. J’ai donc lancé mon site pour réunir l’offre et la demande dans le domaine. C’était au départ mon carnet d’adresses… Et le site a grandi naturellement. »

Une levée de fonds

Et ça n’est pas terminé. Pour se développer encore plus, l’entreprise BedyCasa a lancé sa levée de fonds, qui devra permettre de développer des applications mobiles, embaucher, renforcer la sécurité des voyageurs, via une certification des ambassades, mais aussi mettre en place son idée de séjours linguistiques.

« Afin de se différencier, notre volonté, c’est de mettre de la culture dans nos séjours, pour garantir aux voyageurs une expérience totale », explique la fondatrice. Un week-end chez un Péruvien ou une famille néo-zélandaise peut ainsi être l’occasion d’apprendre la langue ou de découvrir les coutumes locales. Car selon un sondage publié par BedyCasa, 60 % des jeunes de 15 à 25 ans ne peuvent pas partir en voyage linguistique à cause du prix.