Deux Jours, Une Nuit

Le naturalisme rugueux des Dardenne ne s’est jamais accompagné de compromis. Caméra à l’épaule, acteurs non-professionnels ou peu connus, sujets “difficiles” et personnages a priori peu aimables.

Le naturalisme rugueux des Dardenne ne s’est jamais accompagné de compromis. Caméra à l’épaule, acteurs non-professionnels ou peu connus, sujets “difficiles” et personnages a priori peu aimables.

Le naturalisme rugueux des Dardenne ne s’est jamais accompagné de compromis. Caméra à l’épaule, acteurs non-professionnels ou peu connus, sujets “difficiles” et personnages a priori peu aimables. Depuis La Promesse, le film qui les a révélés en 1996, le style a peu varié et les préoccupations sont restées les mêmes. Ici, le poste de Sandra (Cotillard) fait l’objet d’un vote. Ses collègues ont le “choix” entre leur prime ou son licenciement. La prime est votée, mais Sandra obtient la tenue d’un nouveau scrutin. En défendant son emploi, elle se relève. Et fait face.

La lutte !
Le scénario est minimal. Argumenter avec chacun et tenter de tous les convaincre. Ils sont seize, assez nombreux pour dresser un panorama du monde ouvrier belge. Le film ne s’en contente heureusement pas. À chaque fois, il s’agit pour Sandra comme pour ses collègues de trouver le courage de s’exposer. Scène bouleversante où un homme, ayant voté la prime, fond en larmes, remerciant Sandra d’être venue le rencontrer et la priant de l’excuser. La caméra des Dardenne saisit précisément le sommet de la crise. Choisir un argent parfois vital, c’est abandonner sa puissance politique. Le vote n’offre que l’illusion du choix. C’est l’un des moyens de l’aliénation du capitalisme à “visage humain”. Mais la solidarité existe. Et une femme a appris à lutter.

 

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